Françoise Boudier

Née en 1951, elle vit et travaille à Nantes (44).

Je pars toujours d’un modèle vivant. J’étudie les proportions. Je travaille le vivant, parce que j’ai envie de traduire des émotions. Je suis plutôt dans une mouvance classique. J’ai envie de prôner le beau. Je tiens à transmettre cette quête du beau, qui, il faut bien le reconnaître, va à contre-courant de l’époque actuelle. Je travaille avec le cœur plutôt qu’avec la tête, bien qu’on puisse dissocier les deux. Il y a un jeu entre les deux notions. Dans un premier temps, je cherche à composer, c’est plutôt l’intellect qui s’exprime, mais ensuite, je lâche.

Françoise rentre aux Beaux-Arts de Reims en 1968 où elle est élève des sculpteurs Charles Auffret (prix de Rome) et Léopold Kretz. Elle part ensuite à Strasbourg aux Arts décoratifs où elle rencontre le sculpteur François Cacheux et finit sa formation à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris (dans les ateliers de Raymond Corbin et Jean Cardot) dont elle sera diplômée. Elle réalise un certain nombre de commandes publiques. On lui doit, entre autres, le buste du Maréchal de Lattre de Tassigny au Croisic, la statue du Général de Gaulle à Nantes, un bas-relief pour le tympan de l’église de l’Herbergement. Pour le site de Thomson à Vélizy, elle réalise une fresque murale de 23 mètres. Elle a reçu de nombreux prix de dessin et sculpture depuis le début de sa carrière. Elle donne des cours de sculpture depuis 1998.

L’œuvre de Françoise Boudier, « une passionnée qui ne sait pas faire autre chose et dont la sculpture est la nourriture », est exclusivement figurative et son travail principalement réalisé à partir de modèles vivants dont elle sait saisir toute l’émotion et la nature du modèle. Dans son atelier, elle découvre des bustes, des nus, bronzes d’hommes et de femmes : le regard baissé ou la pause mélancolique, ils disent l’attente, l’équilibre, la béatitude…