Nicole Doray-Soulard

Née en 1959, elle vit et travaille à Prahecq (79).

« Proche de la nature et de sa beauté, soucieuse de sa protection, je l’explore sous des formes multiples : sculptures d’oiseaux de nos jardins ou plus exotiques, sculptures d’animaux qui touchent par leur regard et leur vivant. J’aime représenter également la faune dans son environnement sous forme de bas relief : troglodyte sur une branche de cotonéaster, chardonnerets sur la barrière d’un champ où encore le lézard sur un mur du jardin...

Je suis attachée à mes sculptures féminines tout en rondeurs, gracieuses, coquettes et élégantes qui veulent rassurer et faire sourire.

Diversité des formes, diversité de vies, je suis sensible à ces expressions multiples et variées. Dans une société normative où tout s’accélère, j’aime à m’attarder et à observer.

C’est pour moi un besoin de pause, une respiration... »

C’est à l’académie Bujeant de Poitiers qu’elle se perfectionne tout d’abord au dessin, dessin rapide et celui plus approfondi des corps et des objets inertes ou en mouvements, avant de peindre... pour elle. Elle installe en 1999 son atelier où très vite la terre devient incontournable. Elle participe depuis quinze ans à divers salons et expositions : Festival d’art animalier du FIFO de Ménigoute ainsi qu’à de nombreux salons ou expositions (en France, Belgique, Suisse, Luxembourg...).

Comme pour s’assurer que l’oiseau n’allait pas s’envoler, que la peau de l’éléphant était réellement faite de plis ou que la fourrure de l’ours blanc était véritablement soyeuse, combien de fois ai-je vu de personnes effleurer, palper, caresser les oeuvres de Nicole.

Peu d’artistes de la terre comme elle peuvent s’enorgueillir de provoquer ainsi chez les autres ces gestes intuitifs. Ce sont là, je crois, les signes d’une grande reconnaissance.

Effectivement, l’art de la terre et du feu à ce point maîtrisé « explose » chez Nicole en une matière vivante et ô combien sensuelle.

Daniel Mar, Art papier