Annick Redor

Née à Nantes en 1952, elle vit et travaille à Sainte-Marie-de-Vaux (87).

Née à Nantes, le 1er juillet 1952, Annick Redor, à 24 ans, quitte les hôpitaux où elle exerçait le métier d’infirmière.
Elle rentre alors à l’école des Beaux-Arts de Nantes, fait des études « de modèles vivants » pendant 5 ans, à Nantes, Paris et Limoges. Elle apprend la technique de l’huile à l’ancienne dans un atelier parisien et  fera une année d’ icônes avec un père orthodoxe russe.
Puis ce fut la période des voyages à travers l’Europe et les Etats -Unis.
Il y eut un  voyage de 6 mois en Afrique  noire avec  la traversée du Sahara en 2 CV, un séjour d’une année dans un village isolé du Gabon avec le père de ses deux filles.
Installée dans le limousin, elle prendra enfin la décision d’aller sur « sa » route, celle de l’art et  trouvera cette technique très particulière qui lui donne une écriture très personnelle.
Annick REDOR  accumule prix et expositions, tant en France qu’à l’étranger depuis plus de 35   ans maintenant.
Au début du 21éme siècle, elle « recevra » en parallèle de son travail sur l’humain qu’elle appelle  « son hymne à la vie »  plus d’une centaine de toiles sur papier de cellulose pure, appelées, peintures médiumniques. Or, cuivre, bronze, argent se bousculent pour traduire un monde où l’Esprit domine sur la matière.
Depuis 2016, c’est une projection dans des techniques nouvelles qui l’emmèneront dans des mondes d’une nouvelle réalité où l’espace temps est bousculé.
Toute œuvre, qu’elle soit sur papier ou sur toile, de petit ou très grand format, commence par un trait lancé directement à la cartouche d’encre de chine. Il n’y a pas de dessin au préalable, pas de modèle dans l’atelier. C’est un instant de travail alchimique, ou des émotions vécues  se retrouvent projetées sur la surface blanche en quelques dixièmes de seconde, à la manière des calligraphes orientaux.
Le trait doit être parfait. les pleins et les déliés se contrôlent au moyen d’une pression plus ou moins forte sur la ventouse du fond de la cartouche d’encre.
Un temps de préparation, touchant à la méditation, est nécessaire à la préparation de ce état d’esprit. Mon mental est alors vide de toute intention précise, seule une immense nécessité de dire le bonheur de vivre est là sous la forme d’un évènement tout ordinaire de la vie que je vais capter en un éclair.
La couleur qu’elle soit huile, acrylique, aquarelle ou pastel, vient ensuite, une fois le dessin sec, à plat. J’ utilise toutes les couleurs au gré des émotions à traduire, qu’elles soient pastellisées dans des tons doux, de rose, bleu, vert, que ce soit des terres, de toutes nuances, ou bien des teintes saturées, des rouges profonds, des bleus denses, des jaunes vibrants…
J’ ai acquis  la maîtrise totale du dessin  en l’intégrant dans mon inconscient, ce  qui donne une écriture à part entière et un style très personnel reconnaissable entre tous.
Je ne peins pas ce que je  vois ou a vu mais je traduis  les émotions restées présentes dans la mémoire de mon inconscient. Je suis un récepteur qui capte sans cesse, le détail pertinent de la vie et voit au-delà des apparences physiques.
Mon art est un hymne à la vie,  qui nous en dévoile la richesse infinie, blottie dans un rayon de soleil ou l’échange entre deux regards. C’est une peinture de l’humain, du partage, une peinture où tout est amour et beauté, vie et couleur, un art où le coeur respire la grandeur d’Etre dans un monde simplement à la portée de tous.
Quand je crée, Je ne suis  plus une  artiste assise devant son chevalet mais je deviens  l’art tout entier, je suis la scène de musique, la ronde, la lecture, je suis  ce que je peins et vibre de l’énergie que la surface blanche m’envoie, où tout est déjà là avant même le premier trait d’encre.
« L’humour, la sensibilité, la force et la fragilité se mélangent dans cette oeuvre très originale d’une humanité extrême ».