Jérôme Guillet

Né à  Fontenay-le Comte (85). Vit et travaille à Basse-Goulaine (44).

Mon parcours

Autodidacte, j'ai débuté à l’âge de 15 ans par peindre des figurines type "Warhamer" que je mettais en scène de façon souvent décalée. J'ai obtenu quelques prix lors de concours locaux ou nationaux. C'est à cette période que j'ai appris les bases de la peinture à l'huile, les mélanges de couleurs, l'utilisation des médiums, et la mise en lumière. Déjà à l'époque je me souviens avoir été fasciné par les maitres de la peinture hollandaise, et les clairs obscurs de Rembrandt ou Vermeer, ... et je tentais de restituer cette atmosphère dans les scénettes.

Ma démarche

Capter le regard, produire du beau, toucher le cœur et provoquer une émotion, ces quatre éléments suffiraient presque à définir ma démarche artistique.  Pour moi un tableau est réussi lorsque le spectateur rentre dedans,  quand le tableau absorbe l’homme et que l’œil aime s’y perdre. Je souhaite que mes tableaux soient agréables à regarder de près comme de loin. C’est la raison pour laquelle j’ajoute des petites touches de couleur, ou de blanc, par endroit qui n’ont pas de signification particulière, mais qui invitent au voyage. Un voyage dans un univers abstrait lorsqu’on se rapproche à 10 cm du tableau. Le figuratif n’est alors qu’un prétexte pour peindre de l’abstrait en arrière plan.

Ma peinture n’est pas forcement fidèle à l’original, la nécessité d’équilibrer  la composition m’amène souvent  à modifier certains éléments architecturaux. C’est du figuratif librement inspiré de…. Longtemps je me suis bloqué sur certains principes, peut être parce que justement je n’ai pas eu de formation artistique académique. Je pensais par exemple qu’il fallait reproduire la réalité sans tricher, qu’il fallait choisir entre peindre à la brosse ou au couteau, que l’usage de la règle était à proscrire,… Et c’est lorsque j’ai réalisé que rien n’était interdit, que ma peinture a évolué, et que j’ai trouvé mon style.

Mes influences

Pourquoi l’urbain ? Pourquoi la nuit ? Mes premiers tableaux, étaient des marines, puis des oeuvres abstraites ; mais rapidement, je me suis mis à tourner en rond et à m’enfermer dans ma zone de confort. Le thème de la ville m’offre beaucoup de variétés : variété de perspectives, de lignes tendues, verticales et horizontales, de jeux de lumières, des reflets. L’apparition de personnages dans mes toiles est quelque chose d’assez récent, je trouve que grâce à eux, le tableau prend une dimension plus « onirique ». Un jour, il n’y a pas si longtemps, j’ai vu une toile de Daniel CASTAN, à la Galerie RANALDI de Porto Vecchio. Ça a été pour moi un déclic foudroyant, d’abord ça m’a remis sur les rails de la création, mais j’ai surtout pris conscience que la peinture avait encore des choses à dire. Ses toiles sur New York sont quasi abstraites, et représentent pourtant un paysage. C’est là que j’ai commencé à peindre des paysages urbains, et puis j ‘ai eu l’idée de peindre Nantes, ma ville en la traitant comme si je peignait New York. Je m’essaie à présent à d’autres cités, et parfois j’invente mon monde. Les paysages de nuit me permettent de faire du clair obscur, et de jouer sur les lumières.

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